Retour en ville

Petit séjour à Paris, l’occasion de renouer avec la mode française que je n’avais pas vue depuis un bail, et même avec la mode parisienne qui est, il faut bien l’avouer, à part. Plus chic, un poil plus snob, plus sombre aussi, surtout quand on revient d’un pays latin comme l’Espagne, où le style est débridé et coloré. À Paris, les trottoirs sont des podiums, la rue est un défilé où prêt-à-porter et haute-couture se croisent dans la même indifférence. Même les touristes se mettent sur leur 31 pour visiter Paris ! Et, surprise, le summum de cette surenchère de style est atteint – non pas au Printemps, ni aux Halles, ni chez Colette – mais chez Emmaüs ! Eh oui, à Paris le temple des gens fauchés est aussi celui des gens lookés. Grand bien leur fasse d’ailleurs, je suis la première à prôner le seconde-main !

Ce qui me chagrine en revanche, c’est cet engouement pour les Vintage Stores. Que les choses soient claires, j’adore les fringues et je n’échappe pas à ce besoin de nouveauté constante qui caractérise notre époque. Du coup, à plusieurs reprises je suis naïvement entrée dans une de ces boutiques en espérant, comme je le faisais à Miami, y vendre ou troquer quelques vêtements. À chaque fois on m’a répondu « Désolé, on ne se fournit que chez des grossistes spécialisés dans le vintage », ou encore « On fait venir nos produits du Canada par tonnes« . Et ce, que ce soit à Paris, Amsteram, Londres ou Barcelone.

Sympa les gars. Moi qui croyais que l’idée c’était de consommer différemment, d’acheter et de revendre ce qui ne nous sert à rien et rend heureux le voisin. Recycler un peu quoi, plutôt que de congestionner nos arnoires. Apparemment fallait pas confondre ‘Vintage’ et ‘seconde-main’.  Pourtant ça existe, la preuve avec les boutiques Rumors, découvertes aux US, qui proposent un grand choix de vêtements vintages vendus ou échangés directement par les clientes. Pour une fois que nos amis américains donnent l’exemple !

—> http://www.shopatrumors.com/

Alors, attendant que ce soit plus répandu, on va assouvir nos envies de nouveauté chez Emmaüs ou au Secours populaire, histoire de se faire plaisir sans y laisser un bras et d’être un peu responsable.

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